Voie sèche - 1 -
La fusion qui reste, dans la voie sèche, la naturelle solution.
(Canseliet)
La voie, qualifiée sèche, n’exclut pas une phase qui est évidemment
humide. C’est alors que les adjuvants salins sont soumis à l’action du
dissolvant cosmique et liquide à l’ordinaire température.
(Canseliet)
Nous devons ouvrir notre terre minérale à l’aide du double feu,
vulgaire et philosophique.
(Canseliet)
Deux interprétations de la calcination : l’une, ordinaire, à feu
« ouvert », c’est-à-dire de flammes vives, l’autre, philosophique et
très secrète, utilise le feu céleste.
(Husson)
Le traité anonyme nous montre l’alchimiste s’acharnant, plein de
courage et de vigueur, à extraire lui-même, du sol rocheux, le
trisulfure naturel qu’il purifiera, tout d’abord, par les procédés
ordinaires, et qu’il rendra bientôt philosophique, selon des directives
plus secrètes.
(Canseliet)
Séparant son ascension en deux phases, Savinien insiste sur la rosée
mercurielle et sur l’artifice igné, qui l’un et l’autre constituent
l’énigme physico-chimique énoncée par le vieil aphorisme latin et repris
à l’envi par les meilleurs auteurs :
Azoth et ignis tibi sufficiunt ; le mercure et le feu te
suffisent.
(Canseliet)
Dans le labeur alchimique, le rôle de l’agent mâle, pénétrant la
matière grave, c’est-à-dire la pierre brute qu’il convient d’équarrir,
est toujours figuré par la lance ou l’épée ; l’une ou l’autre utilisée
par le chevalier, au cours de son combat contre le dragon.
(Canseliet)
La nymphe de Cyliani glisse dans sa poche un bocal bouché contenant
la liqueur nécessaire à détruire la fermeture du temple où les deux
vases sacrés sont gardés par un dragon.
Elle fournit à son protégé le procédé complet de notre premier œuvre,
dont les auteurs se montrent unanimes à souligner l’exécution difficile,
pénible, voire dangereuse.
Elle lui remet la lance avec laquelle il devra tuer le dragon, en lui
recommandant de la faire rougir à l’aide du feu vulgaire, avant de
l’enfoncer profondément dans le corps du monstre.
Le dragon, l’eau magique et la lance figurent les trois acteurs de cet
hyménée chimique : femelle, médiateur et mâle.
(Canseliet)
Le dragon garde intérieurement l’accès du temple, et n’apparaît que
par l’entremise d’une substance que lui [Cyliani] a remis la nymphe, ce
qui suffit pour en définir la nature et l’origine.
(Husson)
Mont-Joie, le mont joyeux à la cime duquel brille l’astre
hermétique.
La matière a subi une première préparation, le vulgaire vif-argent s’est
mué en hydrargyre philosophique.
(Fulcanelli)
L’étoile est la signature du sujet initial.
(Fulcanelli)
La « solution mystérieuse de la matière » ou le mariage de Vénus avec
Mars, est, selon l’expression de Cyliani, dans la partie de son livre
consacrée aux opérations de la voie humide, « faite par une belle nuit,
le ciel calme et sans nuages ».
Or le processus de solution dans la voie humide ne saurait s’accomplir
dans un espace de temps aussi bref. Cyliani s’est en quelque sorte trahi
dans ce passage, évocateur de la technique sèche.
(Husson)
La première matière de l’Œuvre, à un moment donné de la préparation,
soumise au feu de fusion, fait apparaître le signe de la réussite, soit
l’étoile rayonnante.
(Bardeau)
Analogie combien troublante du premier œuvre, c’est-à-dire de la
séparation et des trois réitérations subséquentes, avec la purification
de l’or par l’intermédiaire du plomb ou de l’antimoine.
(Canseliet)
