Baguette magique
La baguette d’Hermès est véritablement le sceptre du souverain de
notre art, l’or hermétique, vil, abject et méprisé, plus recherché du
philosophe que l’or naturel ; la verge que le grand prêtre Aaron changea
en serpent, et celle dont Moïse frappe le rocher, c’est-à-dire la
matière passive, et en fait jaillir l’eau pure cachée dans son
sein.
Et, dans l’Évangile de l’Enfance : « Or, jésus s’étant levé, se tint
debout au milieu d’eux et, de sa baguette, il frappa le rocher, et au
même instant jaillit de ce rocher une source d’eau abondante et
délicieuse, dont il les abreuva tous. »
(Fulcanelli)



La baguette de Moïse, celle de l’ange de Gédéon, et, d’un symbolisme
alchimique plus serré encore, celle du Christ dans l’Apocalypse, qui
« paîtra les nations avec une verge de fer ».
(Husson)
L’éminence pyramidale visible entre les deux roses dans le creuset
est la manifestation de la sublimation alchimique dans les stades finaux
de l’œuvre au creuset.
Cette manifestation est, dans la voie sèche, la corrélation de la petite
colonne végétant dans le ballon de la voie humide, représentée sur les
illustrations de certains manuscrits.
(Husson)
