alchimie & mystique  - 174 -


Miracles à Port-Royal


Marguerite Périer (1646-1733), nièce et filleule de Pascal, souffrait depuis l’année précédente d’une grave affection ophtalmique.
Le 24 mars 1656, alors qu’on s’apprêtait à une opération chirurgicale, l’enfant se déclara guérie après avoir appliqué son œil contre un reliquaire contenant un éclat de la couronne d’épines du Christ.
« Mon frère fut sensiblement touché de cette grâce, qu’il regardait comme faite à lui-même, puisque c’était sur une personne qui, outre la proximité, était encore sa fille spirituelle dans le baptême.
Et sa consolation fut extrême de voir que Dieu se manifestait si clairement dans un temps où la foi paraissait comme éteinte dans les cœurs de la plupart du monde. » (Gilberte Périer – Vie de Pascal)

(Ex-voto de Marguerite Périer – François II Quesnel 1657)


La fille de Philippe de Champaigne devint sœur à Port-Royal en 1656.
À partir d’octobre 1660, la sœur Catherine perdit l’usage des jambes, et malgré de nombreuses potions, bains, onctions et saignées, elle avait toujours besoin d’être portée pour le moindre déplacement.
Début 1662, elle réussit à marcher de nouveau avec aisance.
Philippe de Champaigne réalise ce tableau en 1662, en remerciement du miracle qui a rendu à sa fille l’usage de ses jambes.

(Portrait de mère Agnès Arnauld et de sœur Catherine de Sainte-Suzanne)