alchimie & mystique  - 141 -


La lumière de Nature


Le Grand Œuvre est originairement l’Esprit universel du monde, corporifié dans une terre vierge.
(Dom Albert Belin)


Les plus perspicaces, par la lecture assidue des auteurs les plus graves et les plus sincères, et par la lumière d’un rayon du Soleil, ont acquis la connaissance du soufre, mais ils sont restés suspendus au seuil du mercure des Philosophes.
Car les auteurs en ont parlé avec tant de détours et de méandres, et l’ont appelé de tant de noms ambigus, qu’on le découvre plutôt par une impétuosité d’esprit, et sans y penser, que lorsqu’on le cherche à force de raison et de sueur.
(D’Espagnet)


Qu’est-ce que notre Œuvre ? Faire la pierre ? Certes, c’est l’Œuvre final, mais l’Œuvre véritable est de trouver l’humidité dans laquelle l’or se liquéfie comme la glace dans l’eau tiède : trouver cela, c’est notre Œuvre.
(Philalèthe)


Le miracle que l’alchimiste provoque sans le comprendre, et qui revient simplement à capter, avec le miroir idoine, ce fluide universel, appelé dans la terminologie scientifique moderne rayonnement cosmique.
(Canseliet)


L’alchimie est une philosophie de la nature qui n’est pas dépourvue de tout caractère expérimental : préparer un support susceptible de se prêter à l’attraction, à la condensation, à l’exaltation d’un agent qui n’est ni un gaz ni même un rayonnement particulaire ou ondulatoire.
(Husson)


Le chaos de l’art résulte de la condensation au sein de l’atmosphère, d’un influx céleste traversant le système solaire selon l’axe des points équinoxiaux, et par conséquent à capter au printemps et à l’automne.
(Husson)


Il s’agit d’infuser la vie universelle, que les représentants actuels de la tradition alchimique désignent plus volontiers sous le terme d’« influx cosmique » ou astral, dans un support idoine, de l’y concentrer, de l’y fixer, et de l’y exalter.
(Husson)


Seule l’alchimie envisage pour but unique la condensation sur un support provisoire, et prévu à cette seule fin, de la lumière de Nature, graduellement exaltée.
(Husson)


La larme, qui signifie l’humide de l’air, pleine de feu vital, ne sera pas prise en quantité par ceux qui n’ont pas la connaissance de l’aimant physique et philosophique.
(Gobineau de Montluisant)