alchimie & mystique  - 121 -


Voie sèche ou voie humide


C’est la voie humide que les bons auteurs exposèrent de préférence pour voiler, sous la ressemblance, la voie sèche que tous suivirent dans l’élaboration de la Pierre au laboratoire.
(Canseliet)


La voie ancienne et simple, la seule que suivaient, autrefois, les vieux maîtres alchimistes.
(Fulcanelli)


Il y a deux voies, la voie sèche et la voie humide ; j’ai suivi cette dernière de préférence par devoir, quoique la première me soit très familière : elle se fait avec une matière unique.
(Cyliani)


L’œuvre s’accomplit par deux voies : l’une est sèche, et va par le creuset opaque, quand l’autre est humide et passe par le ballon transparent.
(Canseliet)


Il y a deux voies : la voie sèche ou voie abrégée, et la voie humide.
La plus longue n’est pas moins riche en enseignements que la plus courte.
La plupart des auteurs les mélangent assez inextricablement.
(Savoret)


Le sel harmoniac, utile dans la voie humide, indispensable dans la voix sèche.
(Savoret)


La Voie brève ou Œuvre de Saturne ou Voie sèche n’a jamais été enseignée clairement par aucun Adepte.
En revanche, certaines descriptions de la Voie longue ou Voie humide s’y rapportent analogiquement.
(Alleau)


Je tiens pour témérité véritable de vouloir atteindre la sainteté de la Nature (qui est connue de fort peu et sera toujours l’apanage du plus petit nombre), sans s’être efforcé, d’abord, d’atteindre la sainteté de la Grâce à l’intérieur.
(Eckartshausen)


Nos deux voies, basées sur l’emploi de corps différents :
La première de ces voies, qui utilise le vase de l’art, est longue, laborieuse, ingrate, accessible aux personnes fortunées, mais en grand honneur, malgré la dépense qu’elle nécessite, parce que c’est elle que les auteurs décrivent de préférence. Elle sert de support à leur raisonnement, comme au développement théorique de l’Œuvre, exige un travail ininterrompu de douze à dix-huit mois, et part de l’or naturel préparé, dissous dans le mercure philosophique, lequel se cuit ensuite en matras de verre.
La seconde voie ne réclame, du commencement à la fin, que le secours d’une terre vile, abondamment répandue, de si bas prix qu’à notre époque dix francs suffisent pour en acquérir une quantité supérieure aux besoins.
D’une extrême facilité, elle ne demande que la présence de l’artiste, car le mystérieux labeur se parfait de lui-même et se parachève en sept ou neuf jours au plus.
Cette voie, ignorée de la majorité des alchimistes pratiquants, s’élabore entièrement dans un seul creuset de terre réfractaire. C’est elle que les grands maîtres nomment un travail de femme et un jeu d’enfant ; c’est à elle qu’ils appliquent le vieil axiome hermétique : une seule matière, un seul vaisseau, un seul fourneau.
Tel est notre vase de terre, vase méprisé, vulgaire et d’emploi commun, « que tout le monde a devant les yeux, qui ne coûte rien et se trouve chez toutes gens, mais que personne toutefois ne peut connaître sans révélation ».
(Fulcanelli)


La conjonction : assez peu élevé dans la voie humide, le degré de chaleur l’est évidemment beaucoup plus dans la voie sèche.
Dans le premier mode, la phase liquide nécessaire est obtenue par dissolution aqueuse, dans l’autre par fusion saline.
(Husson)