Cyliani - 2 - Le feu
Le lecteur qui sera pénétré de mes opérations n’aura qu’à chercher
la matière, le feu et les travaux d’Hercule. Tous les
philosophes en ont fait par devoir un mystère.
(Cyliani)



La connaissance de ce feu doit être préférée de beaucoup à celle de
la matière, car la connaissance de la matière seule contribue peu à
celle du feu, au lieu que celui-ci étant une fois connu, la connaissance
de l’autre peut à peine rester cachée.
(Clavicule de la science hermétique)
Vous connaissez le soufre de nature ou la pierre volatile. C’est
suffisant.
Par là vous obtiendrez le fixe des corps ou la terram virgineam.
(Eckarthausen)
Limojon de St Didier recommande aux investigateurs de régler leur
route « par la vue de l’étoile du nord ».
(Fulcanelli)
Mon essence est céleste ; tu peux même me considérer comme une
déjection de l’étoile polaire.
Ma puissance est telle que j’anime tout : je suis l’esprit astral ; je
donne la vie à tout ce qui respire et végète, je connais tout.
(Cyliani)
Notre feu est minéral, égal, continu et ne s’évapore point s’il n’est
trop excité.
Il participe du soufre, est pris d’ailleurs que de la matière, il
dérompt tout, dissout, congèle et calcine.
Il est artificiel à trouver et d’une dépense sans frais, du moins très
peu élevée.
Il est aussi humide, vaporeux, digérant, altérant, pénétrant, subtil,
aérien, non violent, sans brûlure, circondant et environnant, contenant,
unique.
C’est la fontaine d’eau vive qui entoure et contient le lieu où se
baignent le Roi et la Reine.
En toute l’œuvre ce feu humide te suffit, au commencement, au milieu et
à la fin.
Car en lui consiste tout l’art : c’est un feu naturel, contre nature,
innaturel et sans brûlure.
Et enfin, ce feu est chaud, sec, humide et froid.
Pense sur ceci et travaille convenablement, ne prenant point les natures
étrangères.
(Artéphius)
