alchimie & mystique  - 148 -


Dame Nature


Bas-relief du Grand Porche de Notre-Dame de Paris
(Dessin de Julien Champagne)

 

L’éternelle Alchimie est immuable sur son trône, et reçoit, contre sa poitrine, l’échelle du Mutus Liber, au long de laquelle montent et descendent les messagers, dans leur désir de s’abreuver aux ondes supérieures et célestes.
(Canseliet)


L’un des livres est fermé, qui symbolise le sujet grossier.
L’autre est ouvert, qui figure la même matière passive, après qu’elle a subi la pénétration de l’esprit.
(Canseliet)


Aussi, voyons-nous la première matière de l’Œuvre exprimée symboliquement par un livre tantôt ouvert, tantôt fermé, selon qu’elle a été travaillée ou seulement extraite de la mine. Parfois, ce livre est figuré fermé, — ce qui indique la substance minérale brute — il n’est pas rare de le voir scellé par sept bandes ; ce sont les marques des sept opérations successives qui permettent de l’ouvrir, chacune d’elles brisant un des sceaux de fermeture.
Tel est le Grand Livre de la Nature, qui renferme en ses pages la révélation des sciences profanes et celle des mystères sacrés. Il est de style simple, de lecture aisée, à condition, toutefois, qu’on sache où le trouver, — ce qui est fort difficile — et qu’on puisse surtout l’ouvrir, — ce qui est plus laborieux encore.
(Fulcanelli)


Cette grande Dame n’est autre que la Nature elle-même.
(Canseliet)