Dame Nature
Bas-relief du Grand Porche de Notre-Dame de Paris
(Dessin de Julien Champagne)

L’éternelle Alchimie est immuable sur son trône, et reçoit, contre sa
poitrine, l’échelle du Mutus Liber, au long de laquelle montent
et descendent les messagers, dans leur désir de s’abreuver aux ondes
supérieures et célestes.
(Canseliet)
L’un des livres est fermé, qui symbolise le sujet grossier.
L’autre est ouvert, qui figure la même matière passive, après qu’elle a
subi la pénétration de l’esprit.
(Canseliet)
Aussi, voyons-nous la première matière de l’Œuvre exprimée
symboliquement par un livre tantôt ouvert, tantôt fermé, selon qu’elle a
été travaillée ou seulement extraite de la mine. Parfois, ce livre est
figuré fermé, — ce qui indique la substance minérale brute — il n’est
pas rare de le voir scellé par sept bandes ; ce sont les marques des
sept opérations successives qui permettent de l’ouvrir, chacune d’elles
brisant un des sceaux de fermeture.
Tel est le Grand Livre de la Nature, qui renferme en ses pages la
révélation des sciences profanes et celle des mystères sacrés. Il est de
style simple, de lecture aisée, à condition, toutefois, qu’on sache où
le trouver, — ce qui est fort difficile — et qu’on puisse surtout
l’ouvrir, — ce qui est plus laborieux encore.
(Fulcanelli)
Cette grande Dame n’est autre que la Nature elle-même.
(Canseliet)
