À l’écoute du Cosmos
Appliquez-vous donc à connaître ce feu secret, qui dissout la pierre
naturellement et sans violence, et la fait résoudre en eau dans la
grande mer des Sages, par la distillation qui se fait des rayons du
soleil et de la lune.
(Limojon de Saint Didier)
À la différence de Sethon, alias Cosmopolite, qui mit en scène deux
jeunes bergers, Altus unit l’homme et la femme collaborant intimement à
la même grande aventure.
(Canseliet)



Nous comprenons qu’il faut être dans la nature, que le pré indique la
couleur verte de l’esprit universel et que le jour serein est celui que
donne le ciel lorsqu’il est dégagé et qu’il montre sa voûte toute bleue
ou remplie de scintillantes étoiles.
(Canseliet)
L’esprit universel manifeste son activité la nuit plutôt que le
jour.
Le rayonnement solaire le dissipe, la chaleur le volatilise, les nuages
l’interceptent, le vent le disperse et l’empêche de se fixer, mais, par
contre, les radiations lunaires le favorisent et l’exaltent.
(Canseliet)
Mais cette calcination physique n’est connue que des fils de la
sapience, car elle est réglée avec beaucoup d’intelligence et un grand
art, bien qu’elle soit facile et simple à ceux, toutefois, à qui elle
fut montrée et qui la savent.
Mais c’est un secret très caché à ceux qui n’en ont aucune connaissance,
car il leur serait aussi difficile de le découvrir par leurs propres
spéculations et la lecture des livres que de faire descendre la Lune du
firmament et de la placer sur la terre.
(Instruction d’un père à son fils sur l’Arbre Solaire)
J’ai ouï dire de ceux qui sont vieux dans l’art et ont l’expérience,
que choisissant d’avoir le feu sur le déclin de la Lune, la clarté du
feu vient à manquer tellement qu’icelle Lune manque d’éclat.
(Trois livres de l’art du potier)
Il faut s’élever à Dieu de cœur, d’esprit et d’âme pour avoir ce
don ; et ne pas être dans les lieux bas pour prendre la première matière
qui contient la forme végétale et générale du monde.
(Gobineau de Montluisant)
De l’autre côté du portail, on voit cinq autres vierges, mais folles,
en ce qu’elles tiennent leur coupe renversée contre terre.
Ainsi elles ne peuvent y recevoir la lunaire que la nature leur
présente.
(Gobineau de Montluisant)
